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PORTRAIT |
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Vincent COUTELLIER - Directeur de l'ASTRORAMA, docteur en géologie |
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Nom, prénom âge et lieu de naissance ?
Vincent Coutellier, 50 ans (comme Spoutnik !).Je suis né
à Sannois dans la région parisienne. J'ai deux enfants
Erwan (17 ans) et Marie (10 ans).
Quel est votre parcours professionnel ?
Après un Bac E (mathématiques et technique), j'ai
préparé à la fac de Jussieu de Paris (mais surtout
à Villefranche-sur-mer) un Doctorat de Sciences de la Terre
(Géologie marine) que j'ai obtenu en 1986. J'ai prolongé
mes études en post-doc au Muséum d'histoire Naturelle de
la Smithsonian Institution de Washington D.C aux USA. C'est là,
suite à de nombreuses missions océanographiques et
terrestres (Egypte, océan indien, Golf du Lion, Sahara ...) que
je me suis aussi intéressé à la géologie
des autres planètes en particulier de la planète Mars et
des anciens chenaux qu'on y rencontre. De retour en France,
après un an de chômage, je me suis lancé dans ma
vocation première à savoir l'enseignement des Sciences
Naturelles et géologie, enseignement que j'ai effectué
pendant 15 ans (en collège, lycée et Fac). Après
de graves problèmes de santé (je suis un rescapé
de l'au-delà grâce à un greffe cardiaque
effectuée d'urgence en 1998 !) j'ai quitté l'enseignement
et me suis consacré à l'animation scientifique au sein de
l'association PARSEC.
Quand vous êtes vous intéressé à l'Astronomie ?
Dès mes premières années de collège (en
tant qu'élève), je me suis intéressé
à l'astronomie grâce aux événements spatiaux
télévisés (missions Appolo). J'ai, dès mes
années de Lycée, été membre de plusieurs
clubs d'astronomie en tant qu'adhérent, puis dirigeant et
même Président.
Suite à mes nombreux voyages au Sahara, la lecture du ciel m'a
conquis et ma passion pour la géologie s'est convertie en
passion pour la planétologie.
Depuis combien de temps êtes vous membre de l'association?
J'ai commencé par être animateur vacataire à
l'Astrorama en 1994 (déjà 13 ans !) puis je me suis
intégré dans l'équipe administrative puis au
Bureau de l'association (en tant que secrétaire
générale) et j'ai été nommé
directeur il y a six ans.
Comment êtes-vous arrivé chez Parsec ?
Par hasard. J'avais pris connaissance dès mon arrivée
à Nice de l'Astrorama. Je m'y suis rendu pour demander si il ne
cherchait pas d'animateur. Après une formation rapide, j'ai
très vite commencé à animer, aussi bien à
l'Astrorama et à l'observatoire, y compris celui de Calern. J'ai
trouvé dans ce nouveau travail une occasion de transmettre ma
pédagogie, sans contrainte comme c'est le cas dans
l'éducation nationale. De plus, en tant que géologue,
j'ai pu joindre ces deux sciences que sont l'astronomie et la
géologie.
Quel est votre rôle dans l'association Parsec ?
En tant que directeur, je dirige actuellement l'Astrorama au niveau des
animations qui y sont présentées (aussi bien pour les
scolaires que pour le tout public). Ma passion première est la
création d'animations ou de conférences. Mon rôle
consiste aussi à diriger les membres intervenants à
l'Astrorama (animateurs, techniciens, administratif...), mais mon
rôle essentiel est d'animer, domaine dans lequel je prend
plaisir. Pour ma part, l'intérêt de mon travail est avant
tout la pédagogie, avant l'astronomie elle-même !
Votre meilleur souvenir ?
J'en ai plusieurs. Ce sont tout d'abord les animations
réalisées en extérieur, comme à
l'étranger (à Ouarzazate au Maroc par exemple) ou plus
simplement dans les centres de montagne ou j'interviens parfois sur
plusieurs jours. Cela me rappelle mes missions de terrain en
géologie ! Et puis ce sont surtout des rencontres avec quelques
"personnalités" qui viennent faire des conférences
à l'Astrorama. J'ai un très bon souvenir d'Yves Coppens,
plein d'humour et très facile d'approche.
Un souvenir à oublier ?
Un licenciement de l'un de nos techniciens, licenciement pleinement
justifié qui après être passé aux
prud'hommes nous a annoncé que nous avions tort. Cela nous a
coûté très cher, pécuniairement et
moralement. Je garde toujours ce mauvais passage comme une injustice
qui reste une plaie ouverte ; difficile en fait à oublier !
Une anecdote particulière ?
Anecdote plutôt positive lors d'une soirée publique, plus
exactement à la fin de la soirée lorsque des "clients"
nous ont pleinement remercié de cette inoubliable soirée
en nous révélant que ce qu'ils avaient le plus
apprécié était le climat de l'équipe qui
était comparable à celle de l'équipe Thalassa,
plein de bon humeur, de simplicité et de culture bien
présentée. C'est un compliment qu'on oublie pas de si
tôt.
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